
PATHOLOGIES & TRAITEMENTS · UROLOGIE DE LA FEMME
Fuites urinaires de la femme
Les fuites urinaires touchent de nombreuses femmes, à tout âge. Elles ne sont ni une fatalité ni une conséquence normale de l’âge : des solutions efficaces existent, de la rééducation à la chirurgie mini-invasive. En parler est le premier pas.
Deux grands types de fuites
À l’effort
Fuites lors de la toux, d’un éternuement, du rire ou du sport. Elles traduisent un affaiblissement du soutien de l’urètre, souvent après des grossesses, des accouchements ou à la ménopause.
Par urgence
Envie soudaine et pressante, difficile à retenir, avec des fuites avant d’arriver aux toilettes. Elles sont liées à une vessie trop active (hyperactivité vésicale).
Les deux types sont souvent associés (fuites mixtes). Une descente d’organes peut aussi accompagner ces troubles : elle est recherchée lors de l’examen.
Le bilan
La consultation comprend un entretien détaillé, un examen clinique et une analyse d’urine. Un calendrier mictionnel, à remplir chez vous sur quelques jours, précise vos habitudes. Avant une chirurgie, un bilan urodynamique, qui mesure le fonctionnement de la vessie, est parfois proposé.
Les traitements
Rééducation du périnée
Traitement de première intention, avec un kinésithérapeute ou une sage-femme, associé à quelques conseils d’hygiène de vie. Elle améliore nettement de nombreuses patientes. Des kinésithérapeutes spécialisés en uro-gynécologie consultent à la clinique.
Médicaments et stimulation du nerf tibial (TENS)
Pour les fuites par urgence, des médicaments peuvent calmer la vessie et espacer les envies. Autre possibilité : la stimulation électrique transcutanée du nerf tibial (TENS), avec de petites électrodes posées sur la peau de la cheville, en séances à domicile.
Bandelette sous-urétrale
Pour les fuites à l’effort qui persistent malgré la rééducation : une fine bandelette, placée sous l’urètre par une petite incision vaginale, restaure son soutien. Intervention courte, souvent en ambulatoire.
Toxine botulique
Pour les fuites par urgence résistantes aux médicaments : des injections dans la paroi de la vessie, par les voies naturelles, la relâchent pendant plusieurs mois. Elles peuvent être renouvelées.
Laser vaginal
Un laser Erbium-YAG, peu invasif, améliore la tonicité et l’hydratation des tissus du vagin, au fil de quelques séances. Il peut être proposé pour des fuites urinaires d’effort modérées ou une sécheresse vaginale liée à la ménopause. Proposé par le Dr Caroline Fitremann, ce traitement n’est pas pris en charge par l’Assurance Maladie.
Si une descente d’organes est associée
Plusieurs solutions existent : rééducation, pessaire (un dispositif placé dans le vagin qui soutient les organes) ou chirurgie. La promontofixation remet les organes en place par l’abdomen, en cœlioscopie, en chirurgie ouverte ou robot-assistée ; la chirurgie par voie vaginale se fait avec ou sans prothèse. La pose d’une prothèse par voie vaginale est décidée en réunion de concertation pluridisciplinaire, comme le prévoit la réglementation.
Au sein du groupe, le Dr Caroline Fitremann a développé une expertise particulière en urologie fonctionnelle de la femme.
Questions fréquentes
Faut-il se faire opérer d’emblée ?
Non. La rééducation et les mesures simples sont proposées en premier. La chirurgie est envisagée si la gêne persiste, après un bilan complet.
Je souhaite encore avoir des enfants. Puis-je être opérée ?
Il est en général préférable d’attendre la fin des grossesses avant une chirurgie des fuites à l’effort. La rééducation reste possible à tout moment.
Boire moins permet-il de limiter les fuites ?
Pas vraiment : boire trop peu concentre les urines, irrite la vessie et favorise les infections. Mieux vaut répartir les boissons dans la journée et limiter le café, le thé et l’alcool, qui stimulent la vessie.
Les informations de cette page sont générales et ne remplacent pas une consultation médicale.
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Secrétariat : 01 64 71 55 25 · Clinique Saint-Jean l’Ermitage, Melun
