
PATHOLOGIES & TRAITEMENTS · PROSTATE
Cancer de la prostate et PSA élevé
Premier cancer de l’homme en France, le cancer de la prostate est le plus souvent découvert tôt, à un stade où il se soigne très bien. Du PSA élevé au suivi après traitement, nous vous accompagnons à chaque étape, en lien avec les équipes du pôle de cancérologie.
Quelques repères
- Près de 60 000 nouveaux cas chaque année en France, avec un âge médian au diagnostic de 64 ans.
- Huit cancers sur dix sont découverts alors qu’ils sont encore limités à la prostate.
- 93 % des patients sont en vie cinq ans après le diagnostic (survie nette).
Le PSA : ce qu’il faut savoir
Le PSA est une protéine produite par la prostate, dosée par une simple prise de sang. Un taux élevé ne signifie pas forcément un cancer : un adénome, une infection ou une inflammation peuvent aussi l’augmenter.
Il n’existe pas en France de dépistage organisé. Une détection précoce individuelle peut être proposée, après information, à partir de 50 ans, ou dès 45 ans en cas d’antécédents familiaux ou d’origine africaine ou antillaise. Parlez-en avec votre médecin.
Le parcours diagnostique
- Consultation : examen de la prostate par toucher rectal et contrôle du PSA.
- IRM de la prostate : elle repère les zones suspectes et évite des biopsies inutiles.
- Biopsies ciblées, si l’IRM le justifie : seules elles permettent de confirmer un cancer et d’en mesurer l’agressivité.
- Bilan d’extension si nécessaire, en imagerie ou en médecine nucléaire, puis discussion de votre dossier en réunion de concertation pluridisciplinaire.
Les traitements
Tous les cancers de la prostate ne se ressemblent pas, et tous ne nécessitent pas un traitement immédiat. La stratégie dépend de l’agressivité du cancer, de son extension, de votre âge, de votre santé et de vos souhaits.
Surveillance active
Pour les cancers peu agressifs : un suivi régulier (PSA, IRM, biopsies de contrôle) permet de ne traiter qu’en cas d’évolution, et d’éviter les effets indésirables d’un traitement inutile.
Chirurgie robot-assistée
Ablation de la prostate (prostatectomie) par chirurgie robot-assistée (robot Da Vinci X), réalisée à la clinique. Fuites urinaires temporaires et troubles de l’érection sont possibles : ils sont discutés avec vous avant de décider.
Radiothérapie
Alternative à la chirurgie pour de nombreux cancers localisés, parfois associée à une hormonothérapie. Elle est réalisée par les radiothérapeutes du pôle.
Traitements médicaux
Hormonothérapie et traitements complémentaires pour les formes plus étendues, conduits avec les oncologues médicaux du pôle.
Questions fréquentes
Un PSA élevé veut-il dire que j’ai un cancer ?
Non. Le PSA augmente aussi en cas d’adénome, d’infection ou d’inflammation de la prostate. C’est l’ensemble du bilan, en particulier l’IRM, qui oriente vers la nécessité ou non de biopsies.
Faut-il toujours traiter un cancer de la prostate ?
Non. Certains cancers peu agressifs évoluent très lentement et peuvent être simplement surveillés. La décision est prise en réunion de concertation pluridisciplinaire, puis discutée avec vous.
Aurai-je des fuites urinaires après l’opération ?
Des fuites sont fréquentes dans les premières semaines. Elles diminuent le plus souvent progressivement, aidées par la rééducation du périnée. Votre urologue vous accompagne pendant toute cette période.
Les informations de cette page sont générales et ne remplacent pas une consultation médicale.
Prendre rendez-vous
Secrétariat : 01 64 71 55 25 · Clinique Saint-Jean l’Ermitage, Melun
