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PATHOLOGIES & TRAITEMENTS · VESSIE

Tumeurs de la vessie

Les tumeurs de la vessie se révèlent le plus souvent par du sang dans les urines. Découvertes tôt, elles sont généralement superficielles et se traitent par les voies naturelles. Leur suivi est essentiel : nous vous accompagnons sur la durée.

Les facteurs de risque

  • Le tabac, en cause dans environ la moitié des cas : il multiplie le risque par quatre environ.
  • Certaines expositions professionnelles (teinture, caoutchouc, goudrons, métallurgie) : signalez-les à votre urologue, elles peuvent ouvrir droit à une reconnaissance en maladie professionnelle.
  • L’âge et le sexe masculin.

Arrêter de fumer est utile à tout moment, y compris après le diagnostic.

Le diagnostic

Devant du sang dans les urines, le bilan associe une analyse d’urine, un scanner des voies urinaires et une cystoscopie : un examen de l’intérieur de la vessie à l’aide d’une fine caméra souple, réalisé en consultation sous anesthésie locale.

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Les traitements

Résection endoscopique

Première étape, à la fois diagnostique et thérapeutique : la tumeur est retirée par les voies naturelles, sous anesthésie, puis analysée. Cette analyse détermine la suite du traitement.

Instillations dans la vessie

Pour les tumeurs superficielles à risque de récidive : une chimiothérapie ou une immunothérapie (le BCG) est introduite directement dans la vessie par une sonde, lors de séances régulières en consultation.

Surveillance

Ces tumeurs ont tendance à récidiver : des cystoscopies de contrôle régulières permettent de traiter tôt une éventuelle récidive.

Tumeurs plus profondes

Lorsque la tumeur atteint le muscle de la vessie, le traitement est décidé en réunion de concertation pluridisciplinaire. Il peut s’agir de l’ablation de la vessie (cystectomie), réalisée à la clinique par chirurgie ouverte ou robot-assistée lorsque le patient y est éligible, souvent associée à une chimiothérapie ; ou, chez certains patients, d’un traitement trimodal qui conserve la vessie : résection la plus complète possible, puis chimiothérapie et radiothérapie, réalisées sur le même site par les équipes du pôle.

Après l’ablation de la vessie

L’urine doit être dérivée. Soit par une néovessie, une nouvelle vessie construite avec un segment d’intestin, qui permet d’uriner par les voies naturelles. Soit par une stomie, avec une petite poche collée sur la peau du ventre : intervention de Bricker ou urétérostomie cutanée. Le choix est fait avec vous, selon votre situation.

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Questions fréquentes

Une tumeur de la vessie est-elle toujours un cancer grave ?

Non. Trois quarts environ sont superficielles au moment du diagnostic : elles se traitent par les voies naturelles mais demandent une surveillance régulière, car elles peuvent récidiver.

Les instillations sont-elles pénibles ?

Elles se font sans anesthésie, par une fine sonde. Des brûlures ou des envies fréquentes d’uriner peuvent survenir pendant quelques jours après chaque séance.

Les informations de cette page sont générales et ne remplacent pas une consultation médicale.

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Secrétariat : 01 64 71 55 25 · Clinique Saint-Jean l’Ermitage, Melun

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